Longtemps appelée en Europe Saint-Domingue ou Hispaniola, Haïti ou Ayti (c'est-à-dire le pays montagneux en langue caraïbe) fut découverte par Christophe Colomb le 6 décembre 1492 La Républiqe d’Haïti est située dans la partie occidentale de l’île d’Hispaniola, la plus grande des Grandes Antilles après Cuba, bordée au nord par l’Atlantique, au sud par la mer des Caraïbes et séparée de Cuba à l’ouest par le canal du vent. La République dominicaine occupe la partie Est de l’île. L'actuel drapeau d'Haïti fut adopté en 1986, il se substitue à l'ancien drapeau noir et rouge. Au centre, dans un rectangle blanc, se trouvent les armoiries d'État, et l'on peut y lire la devise en français L'union fait la force
Le pays est constitué principalement de chaînes montagneuses entrecoupées de deux grandes vallées et bordées de plaines côtières. La partie centrale, le long de la frontière dominicaine, forme un grand plateau d’altitude. Le principal fleuve est l’Artibonite.
Superficie : 27 750 km2 / Population (estimation 2006) : 8,7 millions d’habitants
Capitale : Port-au-Prince (environ 2,5 millions d’habitants, près de 4 millions pour la conurbation)
Villes principales : Cap-Haïtien, Carrefour, Gonaïves, Hinche, Jacmel
Langue (s) officielle (s) : créole, français. / Monnaie : la gourde .
Espérance de vie (PNUD) : 51,6 ans / Taux de mortalité des moins de 5 ans : 117 pour mille en 2004 (France : 5 pour 1000)
Le taux d’infection par le virus du sida : taux de prévalence de près de 5,6 % dans les campagnes et jusqu’à 12 % dans les villes. Il s’agit du taux le plus élevé hors d’Afrique.
Taux d’alphabétisation (PNUD) : 51,9%. 500000 enfants en âge de l’être ne sont pas scolarisés
Religion (s) : 55% de catholiques, plus de 20% de protestants. Il faut également prendre en compte l’importance du vaudou dans la société haïtienne.
Le problème alimentaire : accéder aux revenus
La situation alimentaire en Haïti demeure préoccupante, notamment dans les zones urbaines.
Pourtant, la nourriture est disponible et les marchés souvent bien achalandés. Mais le manque d'emplois et de revenus empêche les
Haïtiens d'accéder à une nourriture en qualité et quantité suffisante. La malnutrition aiguë (la plus grave) y est plutôt rare et
fait place à un mal plus insidieux, la malnutrition chronique . En l'absence de revenu, les ménages les plus pauvres sont contraints
de s'endetter durablement pour nourrir leur famille, payer les frais scolaires etc. Ils vivent au jour le jour, toujours sur le fil
du rasoir.
L'accès à l'eau potable
: une « urgence silencieuse
Pour Action contre la Faim, le manque d'accès à l'eau potable est un véritable problème de santé publique.
Les maladies liées à l'eau ont une grande part de responsabilité dans la mortalité infantile qui tue chaque année plus de 30 000 enfants
avant l'âge de 5 ans. Les infrastructures manquent et -en plus d'être laissées à l'abandon- sont souvent sur-sollicitées dans les
zones urbaines (pompes, puits etc.). Les latrines par exemple, dans une ville comme les Gonaïves- sont absentes de 70% des foyers.
Enfin, les infrastructures d'assainissement offrent le même visage : absence d'entretien, canaux de drainage bouchés, amoncellements
d'ordures dans les quartiers les plus vulnérables... causant souvent des inondations catastrophiques.
Une catastrophe environnementale
Haïti
présente les caractéristiques d'une véritable catastrophe écologique qui menace toute la population. Chiffre frappant : il ne restait
plus en 2004 que 1,5% de la couverture forestière originelle haïtienne contre 15% en 1970. Les Haïtiens déboisent pour fournir du
bois de chauffe et pour agrandir des surfaces cultivables de plus en plus petites. Certaines régions présentent un visage lunaire
fait de « montagnes pelées », que les pluies torrentielles de la « saison cyclonique » dévalent rapidement, pouvant se transformer
en véritable torrents de boue menaçant les zones urbaines. A tout moment en Haïti, la catastrophe environnementale, ajoutée aux risques
climatiques, peut se transformer en crise humanitaire aiguë, comme ce fut le cas par exemple lors du passage sur les Gonaïves de la
tempête Jeanne en septembre 2004. ....
PIB (2006, mission économique) : 4,2 Mds$ (France : 1707 Mds€ en 2005)
PIB par habitant (2006) : 480 $ (France : 27450 € en 2005)
Ci-dessous photos de Port au Prince
Association loi 1901